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Ecole de Criquetot-l'Esneval

Classe de Mme Fiquet
Classe de CM1

Cette action a été réalisée dans le cadre d’une opération coordonnée par la Maison de poésie de Haute Normandie (Dieppe), en 2007.
Interventions du vendredi 16 février 2007
Contacts avec la maison de la poésie de Haute Normandie :

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Création de Haïkus

Certains n’osent pas toucher au haiku/haïkaï, d’autres au contraire considèrent que cela est facile.
La vérité est sans doute ailleurs. Rien n’est facile ni difficile, ce que l’on cherche est de l’ordre du rapport vivant à la langue et le haiku aide à concentrer son expression en peu de mots.
Ensuite tout est dans la relation que l’on établit. Et la forme peut être plus ou moins souple.
Soit on s’arrête aux trois vers dans l’esprit du haïku (nous reparlerons du hai ku dans une autre partie du site) et peu importe le rythme de chaque ligne.
Soit on essaie de respecter le rythme interne du haïku, a savoir 5 syllabes au premier vers, 7 au second, 5 au dernier. Ce fut ici le cas, avec la plupart des enfants. Ils avaient été sensibilisés à la démarche poétique, à la valeur des mots.
Alors après le premier jet, on a obtenu les haiku qui ont été ensuite repris en plusieurs séances. L’écrivain est un « déclencheur », un « passeur ». C’est l’enseignant qui a permettre aux textes d’aboutir. C’est pour cela qu’il est important aussi de pourvoir rencontrer les enseignants lors de journées de formation, de sensibilisation. Pour qu’ils puissent prolonger l’action poétique engagée.

Mme Fiquet nous propose une sélection tout à fait intéressante, montrant bien que les enfants entrent dans cette démarche et parviennent bà nous communiquer une émotion, une image.

Ainsi par exemple :

Rangée d’arbres noirs
Chauve-souris les esquivant
Frissons dans le dos

Expérience nocturne que nous souhaitons à tout le monde de vivre. C’est peut-être plus facile dans un village ou une petite ville que dans les grandes agglomérations !

Ou bien encore :

Le vieux tracteur rouge
Coccinelle haletante
Sortant de la brume

Il faut oser cette comparaison du tracteur et de la coccinelle (j’ai encore le bruit du tracteur dans l’oreille, mais par contre en terme d’image je vois bien l’apparition).

Enfin ce poète qui avoue que tout cela le fatigue, que la poésie ce n’est pas seulement dans la tête, qu’il y faut de la peine :

J’en ai marre d’écrire
Je ne veux plus travailler
J’ai mal au poignet

Je vous invite à découvrir le texte de présentation de l’enseignante, Mme Fiquet, et le florilège des élèves, en ouvrant les articles de cette rubrique.