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Mme Fiquet présente la démarche de création poétique

Texte de présentation

Dans le cadre d’une participation au « Printemps des poètes », où mes élèves de CM1 devaient rencontrer un poète puis créer et illustrer des poésies, ils ont découvert un type de texte qui leur était jusque là inconnu.

Dans un premier temps et en prévision de la venue du poète Jean Foucault dans la classe, nous avons lu quelques-uns uns de ses poèmes juste pour le plaisir, pour écouter la mélodie des mots, de la poésie. A cette occasion mes élèves ont entendu des poèmes extraits de l’ouvrage Haïkus des haies et ont été étonnés qu’un poème puisse être si court.

Lors de sa venue, après avoir parlé de la poésie en général puis présenté quelques haïkus, faisant par-là remarquer les sentiments et impressions qui s’en dégageaient, M. Foucault a invité les enfants à en écrire. Après la peur de la page blanche, les enfants ont créé quelques textes sur des choses ou des paysages qu’ils aimaient. Puis ils les ont lus à toute la classe et M. Foucault a commenté ces premiers jets de poèmes.

Les jours suivants cette intervention, de nouveau seuls dans notre classe, nous avons décidé que nous écririons et illustrerions des haïkus pour notre présentation mais la grosse difficulté que nous avons rencontrée a été de ne pas faire une simple description et de faire passer des sentiments.

Les élèves ont dû alors fermer les yeux et imaginer l’objet et le paysage puis ils ont écrit très rapidement sans compter les syllabes ou les vers ce qu’ils imaginaient et ressentaient. Ensuite ils essayaient d’épurer leurs écrits en les faisant plus courts et sous forme de vers. L’étape suivante était de chercher auprès des camarades ou dans le dictionnaire des synonymes qui permettraient d’avoir le bon nombre de syllabes et de vers demandé pour la forme de poésie qu’est le haïku. Enfin ils me le lisaient ou le lisaient à la classe selon leur souhait et, suite à mes commentaires ou à ceux de la classe, ils revenaient sur le texte, le laissaient poser et y retravaillaient un peu plus tard.

Au bout de quelques séances, les élèves ont tous réussi à créer au moins un poème. Pour certains, qui semblaient ne pas aimer l’écrit, cette forme d’écriture est même devenue, pour un temps au moins, une vraie passion et ils me disaient des haïkus pour me parler en classe. En voici un exemple :

J’en ai marre d’écrire
Je ne veux plus travailler
J’ai mal au poignet

PORTE_D_HAIKUS

Porte d’Haïkus Photo Mme Fiquet

Mon objectif était atteint mes élèves semblaient avoir trouvé du plaisir à écouter, écrire et jouer avec les mots.

CM1,classe de V. Fiquet, école guillard, Criquetot l’Esneval,

Tel/fax : 02 35 27 21 83
Mail : ecole-criquetot@wanadoo.fr