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Liberté pour la culture palestienne à Jerusalem

L’esprit de notre réseau, le Ministère universel des Poésiens est d’attirer l’attention, soutenir, tous ceux qui ne peuvent réaliser sereinement leur création. » »Sereinement » n’est sans doute pas le bon terme car l’artiste n’est pas nécessairement « serein » pour créer et l’on peut tout aussi bien créer dans l’urgence, dans le besoin immédiat de dire, de crier. En ce sens il peut donc même être dangereux de rester trop “sereins”, comme ces écrivains officiels que l’on montre en certaines occasion sous certains régimes ! Les écrivains “officiels” sont également en risque de blocage de leur création. Ils ne m’ont jamais convaincus. En tout cas pas dans leur fonction officielle… cela ne veut pas dire que certains aspects de leur création ne soit pas intéressante.

Il arrive trop souvent qu’on ne laisse pas s’exprimer les créateurs dans leur propre pays : agissant de manière coercitive à leur encontre. Nous affirmons la nécessité de maintenir cette expression libre, d’entendre la voix non seulement de ceux auxquels on refuse de circuler (dont le refus de visa est la forme la plus visible et sans doute la plus courante, mais il existe des formes plus insidieuses encore), mais la voix de ceux qu’on ne veut même pas laisser entendre dans leur propre pays.

C’est ainsi que nous avons été révoltés en décembre 2009 par la relation d’événements survenus au centre culturel français de Jérusalem où les autorités israëliennes entouraient le bâtiment français pour arrêter tous les artistes qui se trouvaient à l’intérieur : dans la zone palestinienne de Jérusalem on n’a pas le droit de valoriser la culture palestinienne !! C’est subversif de valoriser sa culture et trop d’Etat policiers de par le monde pratiquent cela !

Vous imaginez la situation dans laquelle se trouvent ceux qui ont pourtant réussi à faire de Jérusalem la “ville culturelle 2009” du monde arabe ?

Nous avons tout particulièrement relevé le nom de l’association Yabous et de sa responsable Rania Elias, corganisatrice palestinienne de cette manifestation.

Rama a dû être ‘exfiltrée” par les autorités françaises du centre culturel où se tenait la manifestation dans Jérusalem, manifestation qui pour les Israëliens était donc considérée comme troublant à ce point l’ordre public (il ne faut plus parler de la culture palestinienne à Jérusalem Est !!) qu’ils prenaient le risque d’un incident diplomatique majeur non seulement avec les Palestiens (peuple souverain !!??) mais aussi avec la France.

L’association Yabous, dont Rania Elias est responsable a organisé au printemps dernier des rencontres poétiques (notamment un hommage à Mahmoud Darwich, le grand poète palestinien).

Pour en savoir plus, on peut consulter notamment le site de Jérusalem (Al Qods), capitale culturelle : http://www.alquds2009.org/french.php

Ce site reprend l’information sur l’incident du centre culturel français de Jérusalem, mais de nombreux journaux du monde entier s’en sont fait écho également, dont plusieurs en France (Libération, Le Monde,…)