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La France développe les échanges humains avec les deux Congo

Le préfet de la Somme (oui oui celui qui habite tout près de la place Gambetta, car j’évoque un fait qui vient de se produire tout près de chez nous, dans cette rue de la République qui débouche sur notre bonne place où nous sommes ici ce soir), le préfet donc renvoit un Congolais qui avait pourtant du travail.

La situation était en cours de régularisation mais dans le jeu du chat et de la souris les fonctionnaires de police l’ont intercepté un peu trop vite et pris très vite l’arrêté d’expulsion, l’envoi sur les centres de rétention le plus proche et de là le départ vers le plus proche avion. C’est désormais la règle pour contrer au mieux les associations qui pratiquent le délit d’humanité, et que souvent appuient les tribunaux dans leurs décisions.

Il a une partie de sa famille en France cet homme (pas le préfet, le Congolais, le Préfet lui je ne sais pas d’où il vient, où il a été à l’école, je ne sais même pas s’il est sur facebook).

On laisse entendre qu’il peut déposer une demande pour revenir, notre ami Congolais.

Quel gâchis !

Mais quel beau voyage inoubliable pour les militaires chargés de convoyer de force ce brave homme dans son pays.

Ne sont-ils pas revenu en France avec une femme congolaise ?

Il se dit en tout cas que cela se développe beaucoup : les officiers de police profitent de leur séjour pour faire ainsi toutes sortes d’emplettes. Il va falloir bientôt confier l’aller retour à des robots, sinon ce sont les gendarmes eux-mêmes qui vont être pris dans des affaires de mariages blancs de mariages gris de rapatriement de familles des femmes qu’ils veulent épouser. Ça aurait fière allure que nos officiers on viennent les chercher depuis Brazzaville ou Kinshasa pour les ramener au pays de leurs femmes dont ils seraient devenus les époux légitimes. Ils repartiraient encadrés par des policiers africains, ramenés dans un charter, sous le feux des médias.

Ah quelle est belle notre douce France amoureuse de l’Afrique. Elle m’attendrirait presque !