Vous consultez une archive. Le contenu de cette page n'est peut-être plus d'actualité.

La saga de Chaouiba

La 2ème saga à l’Islandaise des clandestins

(ce texte fait partie d’une série de texte inaugurés en mai en hommage au volcan Islandais         l’EYJAFJALLAJÔKUL                                                                                                                                                                                                                           qui a soutenu la cause des étrangers sans-papiers                                                                                                                                                                          en empêchant pendant plusieurs jours le décollage des charters)

A l’époque où Chaouïba Longues jambes fils de Chaouïba le Houx  et de Crissa  Juste-épouse habitait au Darfour vivait en France Besson Grand Chouïa de vizir, grand faiseur de charter, grand luminaire d’identité aux yeux sombres.

Quand Besson vivait en abondance, Chaouïba Longues jambes fils de Chaouïba le Houx  et de Crissa  Juste-épouse craignait les djandjawids dans les régions de Kidingir et de Leiba et sur le Jebel Mara. Il prit ses clics et ses clacs et par une nuit sans lune disparut.

Comment arriva t il à Malte, sans se perdre au moindre fjord ?

Comment parvint il à Paris sans poussière de volcan ?

Comment s’assura t il d’un logis à Amiens sans qu’aucune chevauchée ne le cueille juste à temps ?

La saga ne le dit pas mais la saga dit que Besson l’abondant, Besson le peu farouche, l’insondable aux yeux sombres, décida d’exclure du territoire Chaouïba Longues jambes fils deChaouïba le Houx  et de Crissa  Juste-épouse. Un matin les gens soldés par lui, Thonardson l’hortefaix, Rydarfell le bleu et Teggi courte tête, attirèrent dans leur préfecture peu distante d’Amiens, mais encore loin de Kidingir et du Jebel Mara, Chaouïba Longues jambes fils de Chaouïba le Houx et de Crissa Juste-épouse.

Là ils s’en saisirent par corps, le détentèrent, le ruminèrent, le bousculèrent n’arrêterent pas du matin de lui donner grandes baffrées. Mais Chaouïba Longues jambe, fils de Chaouïbale Houx  et de Crissa  Juste-épouse. Il tint bon et refusa de signer quelque papier que ce soit, et refusa de monter dans quelque avion où on lui proposait une place de ficelé menotté.

Il refusait ainsi le moindre verre d’eau qu’il eu peut obtenir et sans frais s’il avait accepté.

Alors on le rudoya encore on le permana on le transporta on l’amena enfin devant le tribunal adminisse et tratiffe. Là après moultes tractactions, attendus, non attendus, rendu et pourfendus  on accusu de méfaits les soldés de Besson l’insondable aux yeux sombres.

Lors on libéra Chaouïba Longues jambes fils de Chaouïba le Houx  et de Crissa  Juste-épouse.  C’était la fin de la première manche mais la fin de la saga est encore loin jusqu’à la grande installation dont on dit pas quand et où elle se fera.  Il faut du suspens pour que cela progresse vers son terme.