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Camerounais, français, gens du monde, même combat !

Le 23 janvier la France expulse vers le Cameroun
un bon français Pierre, 30 ans, enseignant au chômage
(Canard enchaîné, 10 juin 2009)

A quoi reconnaît-on les siens
S’ils ne pensent pas les mêmes choses ?
S’ils ne sont pas de même couleur de peau ?
S’ils ne parlent pas seulement les langues européennes ?
S’ils ne sont pas tous de même poids ?
S’ils ne portent pas tous des cravates ?

Oui c’est vraiment difficile
De contrôler les identités
Quand on n’est pas convaincu
Qu’elles sont toutes remarquables

A quoi reconnaît-on les siens
Quand ils souffrent
Quand ils ne votent pas
Quand ils ne regardent pas la télé
Quand ils ne sont pas sur face book
Quand ils ne meurent pas dans le pot au noir ?

Oui c’est vraiment difficile
De contrôler les identités
Quand on n’est pas convaincu
Qu’elles sont toutes remarquables

A quoi reconnaît-on les siens
Quand ils s’appellent Loranzo
Kourouma ou Fatou
Michel, Eglantine et Franchet d’Espérey ?
Quand on ne peut pas dire
S’ils sont franciliens, du Poitou ou d’Algarve ?

Oui c’est vraiment difficile
De contrôler les identités
Quand le règlement ne dit rien
De toutes ces situations

Quand le règlement ne dit qu’une chose
Autant que possible expulsez expulsez
Dieu et le Cameroun reconnaîtront les leurs !
Oui c’est vraiment difficile de contrôler les identités

Alors, contrôleurs qui êtes de bonne foi
Rappelez vous que Dieu accueille
Dans son paradis pour tous
Les mangeurs de mil et de shorgho
Les amateurs de riz et de banane plantin
Les fêlés de la frite.