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De quels signes sont porteurs ces racistes qui profanent les tombes

Week end des 6 et 7 décembre 2008 : Un cimetière est profané dans le Pas-de-Calais, près d’Arras : 500 tombes maculées de signes noirs. On s’indigne et à juste raison. Mais par leurs pratiques nos officiels ne donnent-ils pas à ceux qui cultivent le mépris de l’autre, l’occasion, le droit, le plaisir de s’exprimer ? Qu’est-ce qui est le plus violent le plus insupportable ? L’insulte faite aux morts ou l’insulte faite aux vivants ?

Quand le mépris du justiciable est si flagrant que pour un simple procès en diffamation on arrête quelqu’un à l’aube et on l’humilie devant ses enfants ?

Quand le mépris de l’étranger est si flagrant !

Quand le mépris du sans-logis est tel que dans le Rhône les Sans-papiers sans-logis se cachent pour ne pas être expulsés, à Villeurbanne. Ensuite le préfet du Rhône prend argument qu’il y a peu de demandes pour ne pas mettre en place les mesures destinées à donner un nombre d’abris suffisants aux sans-logis (Libération du 9 décembre 2008)

Quand le mépris de l’autre est tel qu’on arrête des citoyens à Tarnac pour les traiter d’ultra gauche puis d’anarcho autonome puis on ne sait plus très bien de quoi. Après les avoir emprisonnés sous les feux des médias (qui s’empressent toujours avec leurs caméras) on libèrera les derniers un peu plus tard car même ceux qui apparaissaient comme les plus coriaces semblent avoir un dossier vide malgré les efforts de la justice servile pour préparer un procès ?

Quand le mépris va permettre de donner une brillante image de la France terre d’asile en recevant des anciens membres des FARC de Colombie que l’on place sous notre protection, comme on s’est dit à une époque protecteur des militants de brigades rouges pour chercher ensuite à les rendre leur pays.

Quand le mépris va jusqu’au ridicule de tenter de détourner un jeune lycéen du Nord de son envie de créer un syndicat des lycéens de son établissement.

Quand le mépris entraîne, dans le Gers, sous prétexte de prévention, à faire des fouilles au corps de jeunes collégiens et collégiennes. Comme le disait Didier Porte dans une chronique furibonde : lutte tous azimuths antidrogue, contre les narcos d’Amérique du Sud, contre le triangle d’or, contre les mafias du Gers. Résultat de la fouille du Gers : un bâton de réglisse transmis au procureur.

Quand le mépris permet de renvoyer sans état d’âme des Darfouris, des habitants non kossovars au Kossovos, des Afghans non talibans. Ah elles doivent être belles vos âmes, messieurs qui nous gouvernent !

Oui quand il y a mépris du vivant, ne nous étonnons pas du mépris du mort.

Devenez justes messieurs qui nous gouvernent, c’est-à-dire reconnaissez en l’autre un être humain, peut-être pas meilleur que vous, mais au moins pas pire !

Alors, je vous le certifie, nos cimetières seront mieux gardés !