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Sarkositoire du 15 octobre 2008

Ce mercredi 15 octobre les 4 communications portent les titres suivants :

- Le silence pour ceux qui visitent les Sans-papiers dans les centres de rétention-concentration.
- Et si le pape allait à l’enterrement de la mère de Petit Zang, Camerounais ?
- Le délit de sale boulot peut suffire à nous rendre étranger dans notre propre pays,
- Sans-papiers et Tour d’Argent.

Le sarkositoire est aussi l’occasion d’évoquer quelques points d’actualité dont le courrier que j’ai adressé au Préfet de la Vienne à la demande de l’association “ban public” (avec beaucoup d’autres je l’espère et en signant une pétition), un Préfet visiblement grand quoti-quoteur, voulant renvoyer un Tunisien marié (totalement marié dans les formes légales et tout) à une française !
Si vous ne connaissez pas l’association Amoureux au ban public qui milite pour le respect de la Vie de famille, alors allez vite consulter son site : http://amoureuxauban.net/

Vous serez certainement édifié et sans doute honteux de constater la constance de ces pratiques. La dernière info (vers 20 octobre) est la mort d’une femme qui s’est immolée par le feu, au Mans, pour s’opposer au retour forcé de son mari Arménien.
Une nation ne peut vivre en permanence avec un tel comportement d’Etat sans que cela n’ait de conséquence sur l’esprit de la nation elle-même (et bien sûr, en première ligne, sur la mentalité des personnes qu’elle met en première ligne pour traiter ainsi l’Autre).

Je mets en document joint cette lettre au Préfet de la Vienne.

Lettre au préfet de la Vienne

_ Dans l’actualité du 15 octobre il y avait aussi :
- Hortefeux débouté de son appel à concourir pour casser le travail de la CiMADE. Mais bien sûr une justice qui n’est pas aux bottes ne fait pas le printemps : La bande de ce ministère corrigera sa copie et reprendra le processus (il s’agit de la question des visites dans les centres de rétention). Il n’empêche que cela va dans le bon sens.
- La crise, la crise bancaire, à laquelle notre omniprésident va porter secours. Cela fait plaisir de voir qu’il reste finalement de l’argent dans les caisses. Sans doute faudra-t-il encore quelques clandestins travaillant au noir pour payer tout cela.
- René Dosières dans un document d’analyse du budget de l’Elysée, relève qu’il y aurait quelques dizaines de clandestins au Palais. Mais non pas des étrangers, mais des fonctionnaires qui émargent auprès d’autres ministères pour ne pas gonfler le budget de la Cour. Il n’empêche que le député constate un projet d’augmentation des salaires de 20% à l’Elysée pour le budget 2009. Ce n’est pas la crise pour tout le monde. _