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Le delit de solidarité

Besson, le Laval des temps modernes,
Alliot Marie, qui arrêta courageusement les gens de Tarmac
Hortefeux, l’Auvergnat sans façon que n’a pu connaître Brassens

Tous trois viennent de préciser aux préfectures
L’interprétation de la loi où pêle-mêle
Se retrouvent la lutte contre les passeurs
Et la lutte contre la solidarité

C’est, disent-ils, pour apporter toutes précisions
de nature à rassurer les associations militantes
qui ont tout à fait le droit de remplir leurs missions humanitaires,

Juste ce qu’il faut c’est ne pas en faire une activités permanente
La solidarité, n’est ce pas,
c’est d’aider quelqu’un pendant un jour ou deux, mais pas tout le temps.
Je suis solidaire le mardi
Je ne le suis pas le mercredi
Et ainsi de suite pour le plus grand plaisir
De ce que Besson soutient bien sur mon œil

Alors la police pourra attendre tranquillement
Et le mercredi arrêter l’humanitaire qui aura dépassé son quota
Et si on rouspète un peu trop
Sur le zèle de la police
On libérera l’humanitaire un jour sur deux
Pour répondre aux désirs
De ce que Besson soutient bien sur mon œil

Je me demande comment ils n’ont pas encore établi
un chiffrage du solidaire
Chaque préfecture aurait un quota d’expulsions
Un quota de solidaire
Un quota de naturalisations
Un quota de dossiers égarés
Et tout cela sous la bienveillance tranquille
De nos droits de l’homme
que Besson soutient bien sur mon œil

Après avoir supprimé
La défenseure des droits de l’enfant
Le comité d’éthique de la police
Et tous les autres porteurs de droits
Sur le principe desquels on trouvera toujours
Le soutient mon œil de Besson le Laval des temps modernes.