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Le mariage gris

C’est la nouvelle invention langagière de  la novlangue stigmatisante d’Eric Besson, comme le rappelle l’Humanité du  20 novembre 2009.
Pitoyable ses tentatives d’explications ce matin 25 novembre sur France inter, acculé il est vrai dans ses minables retranchements par les journalistes de la Radio, heureusement impitoyables.

Acculé à donner quelques chiffres il avoue que cela concernerait peut être 300 ou 400 cas. A cela on lui retorque qu’il y a plus de 80000 mariages mixtes chaque année ! On va légiférer pour quelques centaines de cas qui poseraient problème !

Mais vous vous demandez bien sûr de quel « problème » est ainsi désigné ?
Et bien écoutez attentivement ce qui va suivre : le mariage blanc, n’est-ce pas, est un faux mariage où les deux partenaires sont complices de leur mensonge. Ce n’est pas un vrai mariage mais les deux époux le savent. Le mariage gris serait donc tout simplement un mariage où l’un des deux n’est pas sincère tandis que l’autre est sincère. Il est trompé.
Mais comment juger de sentiments ? Et est-ce  à l’Etat d’estimer le niveau de sentiment amoureux ?
Qu’est-ce que le mariage « gris »…  déjà que ça nous rapproche du brun, du vocabulaire de l’extrême droite de la pire époque, c’est un rideau de fumée (grise, pas blanche) sur quoi donc ?

Sos Racisme a d’ailleurs déjà rappelé  qu’il y a des lois déjà pour protéger les personnes dont le consentement serait arraché dans le cadre d’un mariage. Mais comme toujours de toutes façons on préfère annoncer une nouvelle loi plutôt que que de faire réellement appliquer celles existantes (voir le droit du travail que j’évoque dans un autre texte). Encore faudrait-il aussi que l’on cherche a éléminer un vrai problème ?  Par contre si l’on invente un problème, autant inventer une loi. Ça donne l’impression que les politiques font quelque chose !

En fait  Lina Sankari dans l’arcle de l’Humanité déjà cité, nous dit : « Pas de statistiques mais une phobie pour cheval de bataille », ainsi faut-il interpréter cette nouvelle invention du délit « d’escroquerie sentimentale ».  Sos racisme d’ajouter sur cette question « le but recherché semble donc, une fois de plus, de jeter spécifiquement les étrangers à l’opprobre en les associant à des fraudes incessantes ».
Quand aux Verts ils ont raison d’attirer notre attention sur le fait que les xénophobes appellent les Maghrébins « les gris ». Etrange ce rapprochement non ? Moins étrange quand on sait qui écrit maintenant une partie des discours de Sarkozy et a inventé le Ministère si bien tenu par Eric Besson.

Citons enfin sur la question du « mariage gris »  Nicolas Ferran, coordinateur national de l’association les Amoureux au ban public, qui a suggéré au ministre de se pencher sur le cas de ces couples « qui n’arrivent pas à faire reconnaître leur mariage célébré à l’étranger, à avoir de visa pour rejoindre leur famille en France »

Ce sinistre Besson confirme  donc sa répétion d’être le Laval des temps modernes. Laval a collaboré avec l’Allemagne au nom de ses idées pacifistes initiales. Besson a lui la phobie de l’immigration et il est prêt pour cela à aller au fond de l’infamie et de la compromissions avec les pires racistes. Pour moi son cas est jugé une fois pour toutes. Il m’apparait pitoyable, mais d’autant plus redoutable. Il est capable d’aller jusqu’au bout des idées de son chef suprême le petit Nicolas. Oui cet homme est dangereux il veut nous faire croire que la France on la quitte même quand on l’aime. J’ai honte d’être le concitoyen du même pays. Mais dans « concitoyen » il y a « con » et certains le sont plus que d’autres. Ce n’est pas pour me rassurer.