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Sarkositoire du 17 mars 2009 : la fête à Besson

Extension du domaine de Brice Sarkobesson, on ne compte plus la multiplication des bessonnades, j’évoque celle des ADN. Soyons vigilants, dénonçons toutes les bessonnades, il n’y a rien à espérer de quelqu’un de ce genre (ou alors c’est à lui de nous donner des raisons d’espérer). Ce sarkositoire est donc assez largement la fête à Besson.

Rappelons par exemple dans cette présentation le passage de la police à la communauté Emmaüs de Marseille où, sous prétexte du contrôle d’un membre on regarde tout le fichier, on arrête le directeur pour qu’il s’explique. Développement ces derniers de quelques gardes à vue des gens qui aident les sans papiers. Un scandale qui ne semble pas géner Martin Hirsch. Quand on fait vœu de Sarkozie il semble qu’on n’en sorte plus (tous les ministres sont laminés, aucun ne regimbe : c’est bien de courtisans qu’il s’agit, courtisans qui savent que s’ils sont jetés ils perdent tout : n’allez pas vous jeter dans cette gueule du loup).

A l’inverse des justes qui ont protégé les juifs, il y a aujourd’hui des Injustes qui deviennent monstres sans vergogne. Qui renvoient par exemple le mari d’une femme enceinte qui accouche dans deux mois.

Alors qu’Eric Besson — encore lui — trouve insupportable certains propos de Lioret, le réalisateur de Welcome, et de Vincent Lindon, je dis bravo à toute l’équipe du film. Besson est un être méprisable qui ne mériterait que le dédain s’il n’avait la capacité de nuire.

Saluons la publication et le prix accordé à Angoulême pour l’album de bande dessinée de Shaun Tan, Là où vont nos pères. Saluons aussi à l’occasion des événements de Guadeloupe, l’attention qui a été apportée sur la réflexion des poètes Caraîbes notamment Patrick Chamoiseau et Edouard Glissant, sur les rapports entre « Poésie et Politique ». Glissant insistait notamment dans une émission à Radio France sur l’idée que la Nation en elle-même est errance, reconnaissance et respect de l’autre, tandis que l’Etat-nation est, lui, enfermement. Faisons l’unité de la nation sous-jacente, ne nous laissons pas envahir par un Etat-Nation qui cherche à nous entraîner là où nous le voulons pas. Mais le contexte est difficile il est vrai. Surtout il est nouveau. Comme le disent les psychiâtres en colère (La Nuit Sécuritaire), qui ont engagé une pétition, écrivez au Président, car c’est qui décide de tout, et envoyez une copie au Député car en principe nous sommes toujours en démocratie.

Grande nouveauté pour moi depuis ce sarkositoire : j’ai pu faire la jonction avec Bamako, avec Ousmane Diarra le président de l’association des maliens expulsés (l’AME, beau titre). Il m’a communiqué de nombreuses informations, dont un texte d’Eric Prinvault que je lirai ce soir, témoignage d’un passage sur un vol Air France avec un reconduit de force.

D’autres échos du Mali parviendront donc dans les prochains sarkositoires.

Les Textes

Il est temps de prendre connaissance des textes proclamés ce jour :

- Vol Paris-Bamako, texte d’Eric Prinvault
Mayotte un visa de 1000 kilomètres de long et 17000 expulsions par an
- Le don d’identité
- Délation ou dénonciation
- Bafouer l’humanité, ça ne fait même pas peur à Besson