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Sarkositoire du 17 novembre 2009

On doit encore se préparer à passer un bien rude hiver.

Pendant que partout sur la terre se construisent des murs, notre Sarkozy Ier va fêter sans risque la chute de celui de Berlin. Vous verrez ce que m’inspirent ses gesticulations en cette occasion.

J’apprends ce mois que de plus en plus d’Africains se retrouvent aujourd’hui en Amérique du Sud, les portes de l’Europe se fermant. L’Argentine les as accueillis longtemps sans difficulté (sauf ensuite celui du racisme ordinaire) mais les autorités s’aperçoivent qu’il n’y a pas de conflit dans tous les pays, et bloquent par exemple les entrées des Sénégalais.

Oui le monde entier se méfie des transhumances. Il ne fait que commencer le combat pour la reconnaissance des migrations ! La radio nous apprend aujourd’hui 17 ovembre que selon les syndicats 1800 entreprises sont touchées par les grèves des Sans-papiers qui par milliers y travaillent et sont toujours en attente de statut. Scandale de l’exploitation des migrations. Scandale des Préfectures qui ont la haute main sur le non-travail. Pôle emploi c’est de la rigolade par rapport au rôle négatif qui est donné aux Préfectures sur ce terrain.

On aura compris que je ne crois pas aux changements préfectoraux dans ce domaine et je suis donc heureux de relever ici une situation ancienne provenant de préfecture, mais dont je n’avais pas encore parlé (c’est la belle et véridique histoire d’un laveur de carreau de la Préfecture d’Orléans).

Et bien sûr je ne peux faire impasse sur le débat concernant l’identité nationale. Un seul texte cette fois-ci mais j’aurais sans doute à y revenir. L’identité nationale je la ressens comme une résistance à l’existence de citoyens du monde. L’identité nationale, les spécialistes de la question montrent bien que c’est à chaque fois que la France se sent fragile, que ses dirigeants décident de rassembler autour de ce combat douteux les énergies qui se diluent en tout sens. Non que la question ne puisse être posée, mais par les hommes politiques c’est toujours avec arrière-pensée immédiate. Et engager un tel débat sous la houlette du Ministre des Charters, n’est pas affaire de bon berger. C’est supercherie de loup et je ne m’y laisserai pas prendre.
Marie Ndaye non plus, prix Goncourt qui trouve le régime de Sarkozy « monstrueux » et est partie habiter à Berlin depuis que nous avons ce président. Le député Raout qui n’en est pas à son coup d’essai, voudrait que les écrivains qui reçoivent des prix aient un devoir de réserve… Evidemment Marie Ndaye persiste et signe et les pétitions s’accumulent du côté des écrivains et des artistes. Cette situation n’est pas « dérisoire » comme le dit le ministre de la culture – Mitterand est son nom –, elle est significative de tous les signes de bonne volonté qu’une partie de l’appareil politique tente de donner à l’extrême droite.  Ce n’est pas ainsi qu’ils vont « conquérir » l’extrême-droite : dès maintenant ils se sont fait bouffer par elle, au plan des « valeurs » dont ils se vantent pourtant encore de défendre !

Les amis du Mali attirent pendant ce temps notre attention sur la rencontre organisée au Parlement Européen le 8 décembre sur « Les migrants en Europe, acteurs du développement ». Mais dans la réalité, il n’y a plus personne à Lampedusa car comme le dit l’artiste Gorki, nous avons maintenant trouvé « L’alibi de l’Europe », à savoir « La Libye ».

Monstrueux ! Oui Marie Ndaye a raison, cent fois raison hélas !