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Les tribulations de quatre mexicains

Les tribulations de 4 mexicains errants en France métropolitaine

 Des mexicains arrivent sur notre territoire.

 Ils tentent d’échapper aux mafias de leur pays, ils viennent de Vera Cruz.

A Amiens ont les reçoit. Ils ont un récipissé provisoire. Mais on estime que ce n’est pas à Amiens qu’ils doivent rester. L’Etat a décidé que ce genre de problème d’accueil devait être réglé sur Beauvais (on gère les flux n’est-ce pas).

 Alors un vendredi soir, alors qu’ils étaient logés depuis quelques jours dans un centre d’accueil on leur signifie qu’ils n’y a plus de place pour eux. On aime bien pratiquer les expulsions à petite échelle à défaut de pouvoir renvoyer ceux-là chez eux. Et quand on aime on ne compte pas, et comme la taxe carbone n’est pas encore en application, on les remet sur la route et on paie leur billet pour aller en bus à Beauvais (on pratique l’humanitoire n’est ce pas).

 Arrivés là-bas, et bien que des précautions aient été prise par une personne militante pour s’assurer qu’on les attendait (téléphone sur téléphone pour parvenir à qui de droit), surprise : il n’y aurait pas de place pour eux. Les personnes d’accueil ne sont pas au courant de cette arrivée (une heure avant il y avait eu longue discussion téléphonique avec leurs chefs pour s’assurer que les consignes des préfectures et de la DDASS avaient été respectées).

Il se révèle que l’équipe d’Amiens se déchargeait du problème.

 Que faire alors ? Ils rappellent leur soutien d’Amiens (et c’est déjà le 3ème coup de fil depuis qu’ils sont arrivés à Beauvais) qui ne peut que leur proposer la solution d’aller voir la police. Ils ne craignent rien du côté « arrestation », pas de centre de rétention ou de garde à vue, puisqu’ils ont un joli récipissé de couleur verte : ils sont en règle (sinon bien sûr on ne serait pas là à leur compliquer la vie, on saurait où les stocker). Sachez donc, si vous êtes sans hébergement, que la meilleure solution est à la police. Ils ne peuvent pas vous abandonner, eux.

 Je sais comment la nuit s’est terminée : c’est sur injonction de la police, voyant débarquer ces 4 personnes, qu’un hébergement leur fut trouvé.

 Mais attendez, ne croyez pas que l’histoire est terminée : tout ça est provisoire, la destination finale décidée par nos autorités préfectorales est de les envoyer à Laon, dans l’Aisne. Définitivement ? Cela doit bien permettre à quelques-uns d’augmenter ses quotas de ceci et de cela puisque nos gouvernants et notamment ceux qui ont en charge l’humanitoire autour des migrants sont de Grands Manitou du Quoti-quota et vous m’entendez bien !