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Sarkositoire du 23 fevrier 2010

Les textes en lecture lors de cette séance :

    •    Eloge de la Zone d’attente
    •   Les français ne sont pas murs
    •    A Calais vit une maire OUI !
    •   Besson et la paire de jumelles, Salima et Salma

    (En bas de page vous pourrez cliquer sur les noms des pages pour les atteindre directement)

      En engageant ce sarkositoire  j’ai en tête 2 ou 3 choses à faire partager :

      - souvenez vous  de la jungle de Calais qui a revécu un instant le 7 février avec le coup de force d’un mouvement militant . J’y fais écho dans un texte.
      - souvenez vous qu’en raison notamment de la difficulté de survivre autour de à Calais, plusieurs villes de France sont devenus point de  ralliement de nombreux étrangers venant du proche Orient ou de la région Afghanistan-Pakistan. Angers est maintenant l’un de ces points du territoire où se précipitent les sans papiers (un très bon reportage s’en faisait écho voilà quelques semaines, à la radio, un dimanche matin). A Beauvais des associations dénoncent le processus qui se créent actuellement autour de la préfecture qui a en charge les dossiers pour toute la région : un « mini-Sangatte » est en train de se constituer, disent-ils.

      - souvenez vous de la stigmatisation des gens nés à l’étranger de parents français et qui ont des soucis à se faire quand ils viennent renouveler passeports et cartes d’identité.

      - souvenez-vous de la stigmatisation d’Ali Soumaré, tête de liste PS dans le Val d’Oise, par le maire UMP de Franconville, qui l’a traité de « délinquant multiréciviste chervronné », alors qu’il avait d’abord ironisé sur ses origines maliennes. Comme Azouz Begag le titre dans un de ses livres « Quand on est mort c’est pour la vie », il rappelle avec ses gros sabots que lorsqu’on est né étranger et à Villiers-le-Bel, c’est pour la vie !

      - souvenez vous que  “24 heures sans nous”  c’est pour le premier mars.

      Il s’agit de « vingt-quatre heures pour changer les idées reçues sur l’immigration ».

      C’est la mission que s’est donnée le nouveau collectif  “Une journée sans immigrés – 24 h sans nous”.

      Je relève sur le site Babelmed  (http://www.babelmed.net) quelques informations qui se font bien rares dans les médias officiels —  même favorables aux étrangers —, sur cette opération :

      Le point de départ de la réflexion est très simple : Et si demain, les gens disparaissaient ? C’est à cette vision apocalyptique d’une capitale soudain déserte que pourrait ressembler le 1er mars 2010. Transports en commun et routes vides, magasins et lieux de loisirs silencieux, écoles et bureaux déserts… Exagération? A peine. Avec plus de 14 millions de personnes d’origine étrangère (immigrés ou ayant au moins un parent ou un grand-parent immigré) (1), l’économie française ferait sûrement grise mine avec tous ces consommateurs et ces producteurs manquant à l’appel.

      (…)

      Le chef de l’Etat, fils et petit-fils d’immigrés, a également été convié dans une lettre du collectif à la manifestation. S’il se décide à y participer en tant qu’immigré ou simple solidaire, les 24 heures sans président prendraient soudain une tout autre dimension…