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N’oublions pas ceux qui aident au péril de leur vie

Saluons ceux qui viennent en aide aux Sans-Papiers au péril de leur vie

Saluons la mémoire de cet homme qui s’est porté au secours d’un sans papier en train de se noyer à Saint Omer, comme le signale un communiqué paru dans Libération du lundi 13 octobre 2008.

Il va falloir un jour créer un mémorial des justes pour la cause des Sans-papiers, des clandestins, des gens qui s’élèvent contre la persécution des gens du Sud qui viennent sur notre territoire, poussés par les effets de notre politique sur leur pays.

Il va falloir répondre au mur de la Honte par la lecture des noms portés sur une stèle de tous ceux qui sont révoltés par cette situation.

Et des gens ordinaires, comme ce monsieur, comme nous tous, qui estiment qu’on ne peut laisser un voisin se noyer. Quitte à perdre soi-même la vie. Mais bien sûr il n’a pas prémédité de disparaître. Il devait être assez bon nageur pour tenter le sauvetage. Il aurait pu se contenter de continuer de boire son demi ou son café, je ne sais pas d’où il en était, qu’elle heure il était, le message ne le dit pas, ce n’est pas important. Il aurait pu rester anonyme, et d’ailleurs il le restera, le communiqué ne donne pas son nom. A quoi bon ? Les communiqués donnent le nom des grands chefs d’entreprise qui coulent leurs boites et s’échappent à l’aide de parachutes dorées qui atterrissent on ne sait où.

Il va falloir élever une stèle dorée ou une montgolfière de la Cause Humanitaire, peut importe la couleur, pendant que s’écrasent les parachutes dorées dont on espère qu’ils ne s’ouvriront pas avant d’atteindre le sol.

Le communiqué à l’origine de ce texte :

Un sans-papiers et un homme qui s’était porté à son secours sont morts noyés samedi soir à Saint Omer (Pas de Calais)
Trois clandestins d’origne africaine tentaient de monter dans la remorque d’un camion garé à proximité d’un canal lorsque l’un d’eux est tombé dans l »eau. Alertés par les cris de ses deux compagnons, le consommateur d’un bar voisin a alors plongé dans le canal pour se porter au secours de l‘homme qui veneit de tomber et s’est lui aussi noyé.

« Libé du lundi 13 octobre 2008 »