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Le mois des inaugurations

Mois d’avril le mois des inaugurations

(sur le Mesnil Amelot)

Il commence à faire beau on va pouvoir sortir le président pour autre chose que des catastrophes nationales.

Ne va-t-il pas se rendre au Mesnil-Amelot, le nouveau centre de contrentration ?

Un bien beau centre

Bien concentré (d’où le nom qu’on peut lui donner) puisque pour détourner la loi,

on a créé ce qu’on appelle pudiquement deux « unités ».

Pas plus de 140 personnes au même endroit disent les règlements que nos autorités elles-mêmes ont signé . Et alors ? On créé cet ensemble avec deux fois 120 places, fiction de plusieurs centres reliés par une passerelle.

Je suppose que les responsables de ces deux centres ont chacun titre de directeur pour tromper les ordinateurs, mais l’un est plus directeur de l’autre, pour ne pas tromper Besson-Sarkofoire.

Mais on ne peut tromper non plus bien longtemps les citoyens.

Pas longtemps.

De moins en moins longtemps.

Car à trop tordre les chiffres

Les chiffres se rebellent.

Qu’importe le président s’en va coupant le cordon républicain dans l’entrée qui accueille les nouveaux arrivants. Une petite fillette géorgienne ou Darfouris. Elle pourrait sans doute lui remettre un bouquet de fleurs. Et le président, une larme à l’œi,l prononcerait un discours où il évoquerait tout ce qu’il fait pour le bien des Sans-papiers.

On visiterait les salles d’hébergement avec œilletons, pas pour contrôler bien sûr, mais pour protéger, pour éviter que les tentatives de suicides ne réussissent.

On visiterait les cellules psychologiques réduites à la plus stricte intimité.

On visiterait les cellules de dégrisement du personnel qui noiera son chagrin pour oublier ce qui se passe là.

On visiterait on visiterait… moi je rêverais d’une clé électronique cassée qui mettrait tout de suite en panne la prison comme cela est arrivé dans une toute nouvelle prison qu’il a fallu évacuer pour plusieurs jours voilà quelques mois. On ne pouvait plus ni entrer ni sortir.

Hhh’ A ! il aurait l’air malin notre président, coïncé dans le camp du Mesnil-Amélot pour avoir voulu l’inaugurer !

Mais non, je ne crois pas qu’il vienne à l’inauguration. Il y enverra son bon traître, son bon Besson, je vois déjà d’ici sa tête de circonstance.

Mais n’attendez pas de moi que je fasse un commentaire sur sa tête.

Il pourrait me prendre en grippe comme il l’a fait pour Stéphane Guillon.