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Mais que font les artistes de la pomme de terre ?

Nombreux sont les poètes qui ont écrit sur la pomme de terre.

Les artistes d’aujourd’hui apportent aussi leur contribution.

Ainsi en est-il de Jean-Louis Gonterre, Henri Cueco, Giuseppe Penone :

le photographe Jean-Louis Gonterre

Il parcourt le monde.

Il réalise des portraits de travailleurs (les touaregs du Niger, les sans-terre du Brésil, les coupeurs de canne à sucre du NordEste brésilien…), mais aussi des portraits de pommes de terre.

En 2007 il réalise un reportage pour l’Institut International de la pomme de terre de Lima (Pérou), consacré aux trois pays andins : Pérou, Equateur et Bolivie.

Site : http://www.pommedeterre.org/

Le peintre Henri Cueco

Pendant quelques années il a travaillé la pomme de terre. Il n’avait pas dans son atelier une pomme de terre comme peut se contenter le poète, mais des sacs de 25 kilos de bintjes et de Mona lisa. Outre les œuvres plastiques créées alors, il a aussi publié un très stimulant Journal d’une pomme de terre (éd. Stock, 2001)

Henri Cueco est un créateur très inspiré, qui a développé un regard attentif à la nature. Il se fait connaître du grand public en 2007 par Dialogue avec mon jardinier, livre à l’écriture très sensible dont a été tiré un très beau film de Jean Becker, sorti en salle en juin 2007.

Le Musée de La Poste à Paris (près de la gare Montparnasse) a présenté L’Angélus sonne toujours deux fois, exposition d’art postal suite aux correspondances engagées par Denis Fontaine avec Henri Cueco. Cette exposition était accessible du 19 mars au 15 septembre 2007. On y retrouvait les pommes de terre, et quelques tableaux d’Henri Cueco créés durant sa période patate.

Giuseppe Penone

Artiste italien, représentant majeur de l’Arte Povera. Avec les « patates » il a notamment travaillé sur la notion d’empreinte. Il prend une empreinte de son corps, il fait une sculpture et la place dans la terre, où poussent des pommes de terre. Les patates sont gênées par le fragment de son corps. La patate prend alors par exemple la forme de l’oreille ; Le but étant de créer un lien avec le végétal, Giuseppe Penone fait ensuite un bronze de ce mélange : patate – oreille.