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Po&op (n° 19)

Publication du 6 mai 2008

Edito

Quelques jours en Bretagne rencontre avec Marc Chaubaron et ses pommes de terre germées, dans son atelier d’Auray, rencontre avec les photos de Gernot et Gonterre au château de Trévarez (Châteauneuf-du-Faou), bref encore des patates, qui ne me font pas oublier un échange à poursuivre avec Claude Vercey. Dans son ID 108 (18 avril) il tord le cou de manière un peu rapide aux haïkus « à l’occidentale », aux ateliers d’écritures , aux anthologies. C’est beaucoup à la fois.
Sa réaction est partie d’une page insérée sur mon site qui évoque des haïkus ayant la pomme de terre pour sujet, qui m’a proposé Thierry Cazals (Thierry a d’ailleurs réagi le premier à cette prise de position). Pour ceux qui ne connaissent pas le texte initial de Claude Vercey c’est l’occasion d’y aller voir (http://www.dechargelarevue.com/id/?art=126).
Ma réponse tient en cinq mouvements :
- les haikus cités à une exception près proviennent de poètes Japonais. Des vrais (haïkus ?) donc !
- un seul poème d’un français, et pas issu d’atelier d’écriture
- je ne vois pas ce qui nous autoriserait à refuser que les européens écrivent des haïkus. A l’année poétique de la rencontre de l’Autre, ce serait une drôle de façon de tourner le dos à l’Extrême-Orient. Mais bien sûr on ne fait pas du haïku comme eux peuvent le faire. Et alors ?
- les ateliers d’écriture, quelle idée en avons nous chacun ? Un beau débat, mon édito n’y suffira pas.
- les anthologies why not ? Moi aussi j’aime bien parler de recueils aux enfants et aux enseignants que je rencontre, car le « recueil » exprime bien la démarche globale, la sélection, l’organisation d’un ensemble. C’est au recueil plus qu’au poème isolé qu’on reconnaît le poète. Mais faut-il pour cela renoncer une anthologie ? Qu’est-ce qu’une anthologie ? Les lectures thématiques proposées par le collectif Impulsion et Claude ne sont-elles pas des anthologies orales ?
Il y a des bons anthologistes et des moins bons, c’est là sans doute qu’il y a problème, et le regard poétique ou non se découvre en parcourant les anthologies.
Bien sûr donc je défends la page de mon site portant sur les haïkus et je dois même dire que je suis « ravi » au sens fort du verbe, à voir que les Japonais comme les Indiens d’Amérique du Sud dans leurs mythes, mettent par exemple en relation la pomme de terre et la lune. Bref je pense qu’il y a là de la belle poésie (au fait, les coordonnées de cette page : http://jean-foucault.fr/limaginaire-de-la-pomme-de-terre/pommes-de-terre-en-haikus-de-saison/).
Mais peut-être souhaitez vous réagir à votre tour ? J’en ferai écho dans Po&op si vos développements m’inspirent.
Mais je n’oublie pas la qualité de l’action de Claude qui n’arrête pas de se démener pour la poésie, puisque depuis l’épisode haïkus et pommes de terre il y a déjà 4 autres « I.D. » nous sommes arrivés au numéro 112, avec réflexion sur l’Eloge de l’Autre, « affaire Roubaud »…

Brève finale

Ainsi prendrait fin la 19e édition de Po&op, 6 pages à ne pas dépasser selon le règlement que j’ai institué ?
Encore un mot pour la route. Je rappelais dans le mot de la fin précédent un échange avec l’une de mes petites filles Et bien poursuivons aujourd’hui, avec Alexandre cette fois. Ravi par un feu de cheminée, il veut mettre dans le feu des cailloux. Veut-il les faire cuire à la braise, comme les pommes de terre ? N’empêche, ces derniers temps j’ai découvert de bien belles fausses pommes de terre-cailloux. Je me souviens du conte « la soupe à cailloux », joli conte pour garder souvenir des temps de famine.

Pour en savoir plus

Téléchargez les 6 pages du document Po&op du 6 mai 2008