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Sandra Moreira UFPR

Séance du 2 octobre 2012

Présentation

« Je m’appelle Sandra. »

Je suis née au Brésil, dans la sud du pays, dans une région où il fait drôlement froid en hiver et dans une ville dont le nom d’origine indigène veut dire « beaucoup de pins ». Oui, je suis née à Curitiba, dite « cité sourire » où je vis depuis mon enfance.

Professeur de français langue étrangère à l’Alliance française depuis très longtemps, j’aime ma famille, mon métier et mes élèves.

Je n’aime pas le froid.

Le petit rien

- Le chant des cigales, à midi, pendant les vacances d’été, au bord de la mer.

- Le bruit de la croûte du pain bien dorée quand on la coupe au moment où on sort le pain du four.

- le parfum du lin blanc séché au soleil.

Titre de photo

« Un point c’est tout »
ou
« Désolé, c’est flou »

Petits riens

- le parfum du lin séché au soleil
- le bruit de la croûte du pain coupé juste après sa sortie du fou
- le chant des cigales en plein été

 

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Mardi 16 octobre 2012

Le Haïku

« La nuit
Sur le chemin enneigé
La chaleur de ta main. »

« Bien que délaissée
La seule fleur de mon jardin
Persiste. Espoir. »

Je me souviens…

- du jeu à l’élastique à l’école.
- de la classe de chant à l’école samedi matin.
- de mon uniforme à l’école publique.
- de lire des livres aux enfants sans savoir vraiment lire.
- de l’hymne du Brésil qu’on chantait dans la cour
- du drapeau du Brésil qui était hissé dans la cour.
- de mes classes de musique et de danse classique.
- de à gasosa Cini.
- du soda « Wimi ».
- de la pâtisserie « das Famílias ».
- du Noël chez ma grand-mère à Sao Paulo.

Je me souviens développé (Estela)

Je me souviens de lire des livres aux enfants sans vraiment savoir lire.
« Le regard cloué sur moi, sidérés. C’est comme ça que je les voyais, les enfants qui
m’entouraient.
Moi, assise sur le grand lit de ma mère et eux, autour de moi, par terre, je leur lisais
l’histoire d’un oiseau bleu.
À cette époque-là, je ne savais pas encore lire. Ce que j’aimais le plus: croire moi-même
que j’étais capable de lire. J’aimais dire les mots, les savourer, les entendre sortir de ma
petite bouche et les voir se former devant moi, comme des bulles de savon. Et plic, plac!
Ils disparaissaient et d’autres en revenaient.
Petite Shéhérazade, il faut avouer que j’aimais apercevoir les petits yeux de ces enfants
absorbés par ce que je disais. Plus que leur regard, c’était leur âme que je voudrais
apprivoiser.

Menterie

« J’ai vu j’ai vu,
une pomme de terre blessée
demandant de l’aide
à un passant pressé. »

« Un petit rien qui ne coûte rien et qui fait du bien. »

- plonger dans la mer sous le soleil de midi.