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Ana (TD1)

Séance du 22 septembre

Je me souviens

Je me souviens de mes vacances en Bolivie
Je me souviens des photos que j’ai faites en famille
Je me souviens de Venise.

Le souvenir en 30 mots

Texte 1

Je me souviens, il y a un mois quand j’ai dit au revoir à ma grand mère et avait eu l’impression que c’était la dernière fois que je la voyais.
(33)

Texte 2 : Apocalypses
Je me souviens  qu’avant l’an deux mille l’on prédisait la fin du monde et aujourd’hui, rebelote,  on parle de deux mil douze : j’en ai marre des fins du monde.

(30)

Ebauche d’un dictionnaire

MANA KANCHU : Je n’ai pas
En Bolivie il y a beaucoup d’Indiens qui mendient. Alors pour leur dire « je n’ai pas, on dit Mana Kanchu »
Mana : non
Kanchu : avoir
(en quechua, langue des Incas)

Lamma Sabactini en Aréméen
« Dieu pourquoi tu m’as abandonné »
Dernière phrase du Christ quand il était sur la croix.

Commentaire JF 1 : Lama sabactAni – …
« Mon Dieu mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ?]

Commentaire JF 2 :
Il manque l’explication d’usage, le placement dans une phrase

Séance du 6 octobre

Le soutien d’une cause

La maltraitance des femmes

Tous les trois jours une femme  meurt, en France,  sous les coups de son compagnon.

Comment expliquer que des femmes endurent parfois jusqu’à la mort les supplices qu’un compagnon bestial leur inflige ?

Diverses raisons peuvent expliquer cette situation.  De même, selon les sociétés auxquelles on a affaire et le parcours des victimes, ces « destructions » répétées seront vécues et interprétées – par elles – différemment. Que ce soit par soumission, par peur, par ignorance, pour des questions d’honneur ou d’argent, la femme martyrisée souffrira en silence parfois jusqu’au sacrifice de sa propre vie.

Sans pour autant stigmatiser certaines sociétés, il convient cependant de remarquer que plus le degré d’éducation de la femme est élevé,  plus elle aura le contrôle de sa vie. Lorsque la femme est émancipée et peut vivre indépendamment de son compagnon, celle-ci a le choix de ne plus être le souffre-douleur et de refaire sa vie.

Pour endiguer ce fléau,  il semble essentiel d’axer toute action sur l’éducation des femmes, leur intégration au sein de toute société doit se faire dans les mêmes conditions que celle des hommes. L’égalité entre la femme et l’homme, en termes de place dans la société, doit être respectée. Dès lors qu’une société réserve un rôle mineur à la femme (en ne lui donnant pas la possibilité ni les moyens de choisir son destin), elle est coupable de cette maltraitance qui devient alors culturelle et organisée.

Souvent, l’origine de ces situations est à chercher dans les traditions. Dans tous les domaines l’homme a toujours voulu s’imposer laissant ainsi la femme dans l’ombre, lui niant toute crédibilité à quelque niveau que ce soit (artistique, littéraire, politique, religieux…)

Nous sommes à un tournant. Les temps changent et la femme laisse entendre sa voix (bien qu’il y ait des disparités entre les sociétés.)

L’heure semble donc  au changement des mentalités.  Mais l’homme est il prêt à partager le pouvoir ? Car c’est de pouvoir dont il s’agit.

C’est indéniable,  les autorités politiques ou religieuses ont toujours légitimé l’ascendance de l’homme sur la femme, toutes les statistiques parlent d’elle-même. Le problème, qui n’est pas individuel mais collectif, tient aussi du fait du conditionnement. Les mères d’aujourd’hui ne doivent plus reproduire des schémas archaïques. L’enjeu est de taille ; Il faut  attaquer le mal à la racine. Le problème, plus complexe qu’il n’y paraît, suppose aussi une redéfinition des rôles de chacun, une mobilisation des principaux acteurs de la société (éducation nationale, vie politique).

L’Etat doit le premier montrer l’exemple. Il est inconcevable qu’une femme gagne moins qu’un homme pour un même travail effectué ! Si l’Etat ne prend pas ses responsabilités, les choses changeront à travers de mini révolutions qui prendront du temps, au prix de luttes acharnées émanant d’associations féministes ou autres.

En attendant, des femmes continuent d’être les punching ball de leurs compagnons violents parce que, sans doute, ce qu’ils font ne leur semble pas mal, parce que leur bas instincts, de tous temps, ont été entretenus et banalisés ( bien que prévus et sanctionnés par la loi) . Il est à noter que La maltraitance des femmes n’est pas que physique, elle est aussi psychologique.

Pour certains, la femme doit obéir à l’homme. On le voit bien, le réveil des consciences est encore à ce jour bien loin d’être une réalité.


Séance du 13 octobre

Thème : Dans 30 ans

BEAU LIT VIDE

Ce matin, je me suis réveillée un peu plus ridée que d’habitude.

Ce matin,  je me suis levée un peu moins énergique .

Ce midi, j’ai manqué d’appétit.

Cet après midi, un pressentiment m’a dit

Que cette nuit  serait la dernière.

La dernière passée en France.

Car demain, après 30 ans ici, c’est décidé

Nous partons vivre en Bolivie !

Séance du 3 novembre

Impressions d’une exposition

LA  NATURE  AUX  ABOIS

Les membres dont sont dotés les arbres viennent nous rappeler que ceux-ci  ont une existence propre, ce sont des êtres vivants.

Les pieds nous montrent qu’ils ont leur place dans le monde et les mains tendues nous rappellent qu’ils ont besoin de notre aide.

L’absence de tête signifie qu’ils ne peuvent pas prendre de décision, ces dernières étant réservées à l’homme.

Les branches sèches, dépourvues de  feuilles, nous montrent que notre attitude envers la nature est irrespectueuse et la détruit peu à peu.

Séance du 10 novembre

Rapport à mon prénom

Mon prénom oublié

Je m’appelle Gabriela.

Je n’ai  jamais aimé ce prénom  jusqu’à ce que j’arrive en France où l’on m’appelle par mon prénom administratif, Ana tandis qu’on jette Gabriela « aux oubliettes ».

Par conséquent, mon prénom Gabriela me manque. Gabriela la Bolivienne ? Ana la française ?
En Bolivie, la plupart des prénoms se composent d’Ana. Gabriela,  c’est mon identité, ce qui me distingue de toutes les autres Ana.

Lorsqu’ ici on m’appelle Ana, on me prive de mon identité.

Séance du 24 novembre

Je suis le prolongement de ton âme et obéis à tes moindres désirs,
J’attends juste le feu vert pour me rendre utile.
Mes talents sont multiples  et se déclinent à l’infini :
Je peux être à l’origine de basses besognes autant que responsable des plus grands chefs d’œuvre.
Je suis le premier outil de l’Homme, je lui permets d’être chef d’orchestre de sa vie  et de composer sans fausse note  sa plus belle mélodie.