Vous consultez une archive. Le contenu de cette page n'est peut-être plus d'actualité.

Clément (TD1-TP1)

Un lieu :

Une porte s’ouvre, une odeur connue, je la connais. Tous les ans ou plus elle revient. On vous accueille les bras ouverts, des hublots partout se dessinent, lequel est le votre ? Il n’y a plus de voix, seuls les bruits des bagages. A ce moment là, les idées fuient… Un voyage, une ville, c’est où, c’est loin ?  On n’y pense pas. Un hôtel volant vous guide vers le rêve, vers vos proches, vos amis, la famille, ou personne… Il est rapide, il est calme, sans bruit, vous planez. On ne s’imagine pas qu’il a pu transporter d’autres gens. Et pourtant si. Il survole les pays, les villes, les villages, les forêts, les maisons, le ciel, les nuages, la pluie, le vent, la terre, nous.

Répondeur téléphonique :

C’est moi, ce n’est pas moi, mais si c’est moi.

Je ne suis pas là, mais vous vous êtes là.

Je vous entendrai.

En attendant lâchez vos mots dans le fil ;

Ils viendront vers moi comme ils vont vers le fil.

A la fin de mes mots, c’est à vous,

Ça y est c’est parti

Ne fuyez pas mais continuez à m’écouter.

Je regrette sincèrement de ne pas être là,

Pour vous parlez de vive voix.

Allez c’est à vous !

Ça ne vaut pas un sous.

mardi 21 septembre

Réponse au répondeur

Salut Béné, si t’as pas envie de me parler tant pis.

Mais j’y tiens, je suis peut-être d’ailleurs le seul.

Donc c’est parti, j’me lance, je n’ai pas peur de ta réaction. Je voulais savoir si tu avais un moment dans la journée pour… peut-être discuter de tout, de rien je ne sais pas. Enfin si je sais… suspense…

Allez, j’te laisse. Et à bientôt si tu écoutes ce message.

Texte sur la Vigilance

Deux amis sortent d’une soirée bien arrosée et se retrouvent dans la rue. L’un d’eux sort de sa poche ses clés de voiture, son ami le regarde étonné et l’apostrophe:

« –  Tu n’as quand même pas l’intention de  prendre ta voiture, Paul ?

Pourquoi tu dis ça, Thomas? Ce n’est pas parce que  j’ai eu le permis le mois dernier que tu dois avoir peur, je suis un excellent conducteur !

Je n’ai aucun doute la dessus, le problème c’est que tu as bu pas mal d’alcool…deux apéritifs, du vin à table, sans parler du merveilleux Cognac que Marc a sorti de sa réserve spéciale…

Non mais tu rigoles, je me sens en pleine forme et puis l’appart est à peine à 3 kilomètres d’ici…. C’est toi qui es dans un drôle d’état pour me dire un truc pareil !!

C’est vrai, j’ai pas mal bu aussi, mais pas encore suffisamment pour avoir perdu tout mon bon sens !! On va prendre un taxi et on viendra récupérer la voiture demain matin après une bonne nuit de sommeil.

Tu prends un taxi si ça t’amuses, moi je rentre avec ma voiture … »

Ce faisant, Paul s’apprête à ouvrir sa portière quand Thomas lui retire les clés des mains.

« - T’es complètement fou, qu’est-ce qui te prend ?

Il est hors de question que je te laisse conduire dans cet état ; on prend un taxi, c’est moi qui paye et j’irai moi-même rechercher la voiture demain si tu veux.

Non, mais t’es un flic ou quoi, c’est mon problème après tout si j’ai un accident !!

Ben, justement, non, c’est pas seulement ton problème, tu peux blesser quelqu’un ou même pire…

T’es vraiment en plein délire ….

Je ne délire pas du tout ! L’an dernier ma nièce de 11 ans a été renversée par une voiture ; elle a passé 3 mois à l’hôpital…et encore, les médecins ont dit qu’elle avait eu de la chance. Le gars qui conduisait n’était pas un affreux ivrogne invétéré ; juste un gars comme toi et moi qui sortait d’un déjeuner d’affaires un peu trop arrosé …. Il ne l’a simplement pas vu traverser la rue…il regrette amèrement aujourd’hui son attitude …

Mardi 5 octobre

Réponse au refus :

J’ai bien pris en compte votre réponse à ma candidature pour le poste
de conseiller financier. je tenais sincèrement  vous répondre.
En effet, je ne comprends pas du tout l’opinion que vous tenez vis-à-vis de ma proposition. Il y a maintenant, un mois que je cherche et je
ne dègne pas attendre plus longtemps. C’est pourquoi je m’engage et j’y tiens
à venir rue de Rivoli au dernière étage de la Société Générale.
J’aimerais que vous prévoyiez une place la semaine prochaine :une pièce d’environ vingt mètres carré, un bureau d’angle et une chaise en cuir noire à roulette.
Je vous remercie d’avance Monsieur Bourbon pour le plaisir que vous me faites de m’accepter dans votre banque.

Mes sincères salutations.

Discours d’inauguration

Bonjour à tous, ici présents. Certains d’entre vous me connaissent peut-être,
je suis monsieur Jean-Claude VILLEMAIN, maire de Creil et député de la région. Je suis très heureux que vous soyez tous réuni aujourd’hui même à Creil pour faire honneur à cette fontaine absolument remarquable ; remarquable parce que magnifique. La conception a été réalisée par Monsieur Jacques Palion que je vous demande d’applaudir. Cette fontaine est faite d’un bassin circulaire bordé de ferronneries qui recueille l’eau retombant d’une vasque elle-même supportée par un piédestal sculpté de feuilles, de guirlandes et de rosaces.
On peut par ailleurs remarquer sur le haut, un lion en bronze dominant la fontaine perché sur la vasque suspendue crachant lui même de l’eau. Celle-ci qui jaillit de la bouche du fauve retombe en cacade dans la vasque et le bassin.
D’autre part, ce lion a du représenté pour Monsieur Palion un travail considérable et l’habilité d’un grand professionnel.
La pièce pèse en tout près d’une tonne et demi, il a fallu plus de trois cents heures de façonnage car pour l’artiste chaque détail compte ; la taille des griffes sur les pattes, la forme du nez ou encore l’intensité du contour des yeux. Tous ces petits détails sont pensés et repensés pour faire de cette fontaine l’une des plus belle réalisation de la ville de Creil.
De surcroît, le bronze est un métal des plus résistants. Alliage de cuivre et d’étain, la corrosion n’altère pas le métal qui traverse les millénaires
en conservant toutes ses qualités, sa fraîcheur et sa vivacité initiales. Pour un artiste c’est l’assurance que ses créations lui survivront et que j’espère nous auront l’occasion de pouvoir suivre.
Ainsi et c’est pourquoi j’insiste, le travail de Monsieur Palion est un travail de qualité qui allie un savoir-faire de longue date et le génie d’un artiste invétéré. Je demanderez alors de applaudir une nouvelle fois et vous remercie pour votre chaleureuse attention.

Mardi 19 octobre


L’élève absent

Jérémy est ailleurs, il n’assiste pas au cours, il erre à lui seul. Il est en liberté, ne se doute de rien.

Nous sommes en cage, enfermés dans une salle. On nous surveille, on nous guète comme des lions qu’on observe

au zoo.

Dans sa voiture, Jérémy appuie sur sa pédale aussi fort qu’il le peut tel un pilote de F1.

L’idée de pouvoir être dans sa maison, de vider les placards devient alors une obsession; et la course à la liberté n’a plus de prix.

Mardi 2 novembre

Légende, mythe:

Il était une fois, non loin d’un lac, une famille qui vivait dans une grande ferme sombre et peu entretenue.
Un homme de taille moyenne, plutôt bien en point, le visage recouvert de barbe, des grands yeux écarquillés en quête de sang,  aussi cruels que ses grandes mains prêtes à découper de la chair fraîche, et sa femme, grande et maigre, élevaient depuis plus de  dix ans une petite fille. Cette dernière avait les cheveux longs, bouclés, ses yeux étaient aussi petits que sa bouche et son teint aussi blanc que la neige. Elle supportait jours et nuits les disputes de ses parents et n’avait guère de personne à qui parler, ni même échanger ses longues journées passées à l’école. Le chemin qui séparé l’école et la ferme était long et pénible. Il fallait contourner le lac isolé de la forêt. Sur le chemin, la jeune fille imaginait déjà les querelles des ses parents et cela la rendait triste.
Un beau jour, elle décida de mettre fin à cette routine qui lui était insupportable et parti se perdre dans la forêt sans même savoir où elle allait. La route était sans fin, les arbres, tous identiques, traçaient le chemin de la petite fille. La nuit commença brusquement à tomber.
Seule la lune pouvait éclairer la sombre forêt.
Soudain elle vit apparaître une lumière saisissante, presque éblouissante. Au fur et à mesure qu’elle marchait, la lumière diminuait d’intensité.
Intriguée, la jeune fille continua d’avancer lorsqu’elle aperçut au loin une forme étrange qui se dessinait…

Mardi 16 novembre

La boîte aux lettres

Il fallait que j’en parle, il fallait que ça soit dit, il fallait que ça soit écrit.
Votre boîte aux lettres n’a pas d’âme, ni de corps, ni de substance : elle est vide.
A quoi bon écrire à une boite aux lettres, sans porte, sans encoche?
On n’y voit jamais de lettres, ni de journaux, ni même de prospectus.
Votre boîte aux lettres doit vivre.
Que s’est-il passé ? Un ouragan, une tempète, un cambriolage…?
Voyons, c’est la seule boîte aux lettre du quartier à être comme la votre.
On pourrait y passer un bras, des millers d’oiseaux, un camion.

Mardi 16 novembre