La parole vive

La parole vive, voilà ce qui guide l’écrivain

La parole vive est à retrouver en permanence dans l’oralité comme dans l’écriture. Ces deux dimensions de « l’art du mot » m’intéressent donc. Et « l’art des images » ne me laisse pas indifferent. L’écrivain part d’une image pour construire son monde avec les mots. Le plasticien partira des mots pour mettre en deux ou trois dimensions cet espace de création.

Ce que j’aime c’est construire de petites formes qu’elles soient dites « poétiques » (poésie archaïque, moderne, postmodern, hyper moderne, sous moderne,… poésie à puce ou à réaction, poésie quotidienne), ou composée de relevés de conversations, ou de cahiers de présence (qu’on appelle souvent « histoires de vie ») ou nouvelles,…

Le regard créatif sur le monde est donné à tous, ce qui permet l’écrivain, ce qui permet le lecteur. Le regard « esthétique » est une approche fondamentale du monde Il commence dès la toute première enfance.

Il faudra un jour que j’écrive sur les rapports que nous entretenons avec ces mots comme poésie ou esthétique, mots qui font peur à beaucoup. Mais qu’importe. soirée poésie fait peur ? Qu’importe appelons cela « scène ouverte », et allons y le slam.

Ecoutons un jeune poète rwandais dans un atelier de création en février 2004 au Rwanda :

L’Espoir crois-moi,

ce n’est pas

le Produit intérieur Brut

mais

la Poésie intérieure Brute

(Joachim Bagaza)